Prendre du plaisir dans tout ce qu’on fait, depuis 10 ans, c’est ce qui fait respirer Odometric !

Odometric célèbrait ses dix années d’existence au salon Pollutec, à Lyon, du 27 au 29 novembre. L’occasion de revenir sur le développement de l’activité avec Jean-Pierre Delva, président du conseil d’administration, qui a soutenu la création de la société et l’accompagne depuis lors.

Il y a dix ans naissait Odometric. Pouvez-vous revenir sur les débuts de l’entreprise ?

A l’époque, mon fils Julien, CEO d’Odometric, effectuait un doctorat à Gembloux. A ce moment un appel à candidatures avait été lancé pour la création de spin-off sur le campus d’Arlon. A l’époque, je me souviens avoir beaucoup discuté avec lui à propos de l’opportunité de répondre à cet appel. J’ai personnellement fait une carrière dans l’information, et plus particulièrement dans le traitement d’image. J’ai donc pu partager mon expérience pour l’aider à faire la part des choses entre la vie de doctorant qu’il connaissait à l’époque et celle de directeur d’entreprise qu’il était amené à devenir. J’ai décidé de le soutenir dans sa démarche, financièrement mais aussi en l’accompagnant dans la gestion. Après dix ans, je peux vous dire que c’est quelque chose d’exceptionnel de pouvoir travailler de cette manière avec son fils. Il gère l’entreprise. Je le soutiens. Ce sont des discussions passionnantes, constructives, qui bénéficient de ce lien de confiance absolue qu’il y a entre un père et un fils.

Quelle était l’ambition d’Odometric au départ ?

Nous voulions développer un nez électronique, autrement dit un équipement de mesure des odeurs, et le commercialiser. Nous nous sommes rapidement rendu compte du défi que cela représentait, pour un marché qui n’était pas encore suffisamment mature. Dans le domaine de la gestion des odeurs, d’autres enjeux nous sont apparus comme prioritaires. Sans pour autant oublier l’ambition de développer ces outils de mesure, l’activité s’est orientée vers le service. Odometric s’est rapidement positionné comme un laboratoire et un bureau d’études.

Comment s’est développée l’activité d’Odometric au fil des années ?

Odometric a grandi en construisant une grande expertise dans le domaine de la gestion et du traitement des odeurs. La société s’est dotée de son propre laboratoire, qui reste une activité importante et centrale dans le développement de la structure. Nous avons aussi accompagné le développement du marché, à travers notamment les enjeux de normalisation dans l’étude des odeurs. Au début, la problématique olfactive n’était pas considérée comme importante dans le chef des autorités. Elle ne figurait que rarement dans les cahiers des charges à respecter pour l’obtention d’un permis. Elle est cependant progressivement devenue une préoccupation de plus en plus importante au fil des années. Dans ce contexte, Odometric a veillé à obtenir les agréments nécessaires pour se positionner en interlocuteur de premier plan pour celles et ceux confrontés à des problématiques liés à la gestion des odeurs. L’activité s’est aussi diversifiée, pour mieux intégrer les différentes composantes inhérentes à des projets de gestion des odeurs.

Comment la proposition de valeur d’Odometric a-t-elle évolué ?

Au-delà de la modélisation de l’impact sur un environnement donné et de la caractérisation des odeurs et de ses sources, la volonté a été d’accompagner les clients dans la réduction des nuisances olfactives liées à leur activité. Dans cette perspective, nous avons acquis et développé une expertise dans le domaine de l’aéraulique, la gestion des flux d’air à l’échelle d’un site industriel. C’est un exemple. Le dernier développement important, c’est la plateforme de monitoring des odeurs à distance que nous mettons en place. A travers elle, on parvient à agréger dix années d’expérience et d’expertise dans le domaine de la gestion des odeurs. L’idée est de pouvoir mieux intégrer les données remontant de diverses sources, des nez électroniques, des riverains, des stations météos, pour mieux suivre l’évolution des nuisances olfactives dans le voisinage.

Selon vous, quels sont les facteurs expliquant le succès d’Odometric ?

D’abord, il y a une compétence unique qui s’est développée et qui est portée par chacun des collaborateurs d’Odometric. Nous avons une excellente équipe, experte dans son domaine d’activité. A travers le développement d’Odometric, nous avons aussi beaucoup travaillé sur les qualités humaines de l’entreprise. Nous voulons que tous se sentent bien dans leur travail. C’est le moteur essentiel de la croissance. Le plaisir dans ce que l’on fait, c’est ce qui fait respirer l’entreprise. La convivialité est présente au sein de l’entreprise, mais aussi dans les relations que nous avons avec nos clients, nos partenaires. Nous avons fêté nos dix ans cette année en faisant brasser une bière étiquetée Odometric. Les gens dans le milieu savaient qu’ils pourraient déguster une bière et échanger de manière conviviale et constructive en nous rendant visite sur notre stand. Odometric, c’est un doux équilibre entre le sérieux dans le travail qui est réalisé et la convivialité dans les relations entretenues.

Odometric a commencé à investir dans le domaine de la gestion des odeurs il y a dix ans. A l’époque, la société devait se sentir relativement seule. Peut-on qualifier la démarche de visionnaire ?

C’est un peu prétentieux de le dire. Mais ce n’est pas non plus un hasard. Je parlerais d’une heureuse conjoncture. Il y avait une expertise et une volonté d’entreprendre. Puis l’opportunité de le faire qui s’est présentée avec l’appel à candidature de spin-off. Après, c’est du travail, de l’engagement auprès des clients, des compétences qui se consolident. Cela fait dix ans que nous évoluons dans le monde des activités environnementales, qui n’est pas non plus extrêmement grand. Il y a un réseau qui s’est construit grâce à de nombreuses rencontres. Quand on va à Pollutec, ce n’est pas uniquement pour présenter nos services, nous y allons aussi et surtout pour discuter, faire des rencontres, envisager de nouvelles opportunités, trouver les moyens de mieux accompagner les clients, en renforçant notre approche ou en développant des partenariats. C’est comme cela qu’on avance. Sur un salon comme Pollutec, où beaucoup de sujets et tendances sont évoqués, mieux vaut venir avec les sens en éveil.

Quels sont les défis qui attendent Odometric pour les années à venir ? Quelles sont les ambitions ?

Ce qui est certain, c’est que dix ans après le début de l’activité, nous avons conscience qu’il y a encore beaucoup à faire. Le premier défi, toutefois, est de stabiliser ce qui a été construit. Nous avons connu une importante croissance ces dernières années. Aujourd’hui, il est essentiel de stabiliser à la fois l’activité, mais aussi l’expertise et les compétences en place. La commercialisation de la plateforme de monitoring des odeurs à distance, dans les mois qui viennent, constituera un autre défi. Aujourd’hui, notre zone géographique d’intervention est limitée dans la mesure où les relevés doivent être réalisés sur site. La plateforme, à l’avenir, permettra de faire remonter l’information à distance, pour que nos clients, quelle que soit leur zone géographique, bénéficient en temps réel de la capacité d’analyse d’Odometric. L’ambition, si on doit la résumer, n’est pas de devenir une grosse structure, mais de continuer à faire grandir l’expertise et la qualité des services proposés.

 

2018-12-14T13:55:38+00:00Par |Actualités Odometric|